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Exercices / 1re / Second degré

Mathématiques · 1re · Second degré

Second degré — discriminant, forme canonique, signe

Deux exercices type : résoudre et factoriser à l'aide du discriminant, puis exploiter la forme canonique (sommet, variations).

2 exercices corrigés

Exercice 1 — Discriminant, racines et signe

Le discriminant Δ=b2−4ac\Delta=b^2-4ac est le juge de paix du second degré : il dit combien de racines existent (Δ>0\Delta>0 : deux, Δ=0\Delta=0 : une, Δ<0\Delta<0 : aucune) et permet de les calculer par x=−b±Δ2ax=\dfrac{-b\pm\sqrt\Delta}{2a}. On étudie f(x)=2x2−8x+6f(x)=2x^2-8x+6.
  1. Calculer le discriminant Δ\Delta et en déduire les racines de ff.
  2. Donner la forme factorisée de f(x)f(x).
  3. Dresser le tableau de signes de f(x)f(x).
Voir la correction

1. Avec a=2a=2, b=−8b=-8, c=6c=6 : Δ=(−8)2−4×2×6=64−48=16>0\Delta=(-8)^2-4\times2\times6=64-48=16>0. Il y a donc deux racines. Comme Δ=4\sqrt\Delta=4 : x1=8−44=1x_1=\dfrac{8-4}{4}=1 et x2=8+44=3x_2=\dfrac{8+4}{4}=3.

2. Dès qu'on connaît les racines, la factorisation est automatique : f(x)=a(x−x1)(x−x2)=2(x−1)(x−3)f(x)=a(x-x_1)(x-x_2)=2(x-1)(x-3).

3. Règle du signe : un trinôme est du **signe de aa à l'extérieur des racines**, du signe contraire entre elles. Ici a=2>0a=2>0 : donc f(x)>0f(x)>0 sur ]−∞;1[∪]3;+∞[]-\infty;1[\cup]3;+\infty[, f(x)<0f(x)<0 sur ]1 ;3[]1\,;3[, et f(x)=0f(x)=0 en 11 et 33.

Le réflexe à retenir

Le discriminant décide de tout : nombre de racines et calcul par −b±Δ2a\dfrac{-b\pm\sqrt\Delta}{2a}. Pour le signe, retiens la règle : *signe de aa à l'extérieur des racines*, signe opposé entre elles.

Exercice 2 — Forme canonique et sommet

La forme canonique f(x)=a(x−α)2+βf(x)=a(x-\alpha)^2+\beta révèle d'un coup le sommet (α ;β)(\alpha\,;\beta) de la parabole et son sens de variation. On étudie g(x)=x2−6x+5g(x)=x^2-6x+5.
  1. Écrire g(x)g(x) sous forme canonique.
  2. En déduire les coordonnées du sommet et le sens de variation de gg.
  3. Résoudre l'équation g(x)=0g(x)=0 à partir de la forme canonique.
Voir la correction

1. On complète le carré : x2−6x=(x−3)2−9x^2-6x=(x-3)^2-9 (car (x−3)2=x2−6x+9(x-3)^2=x^2-6x+9, on retire le 99 en trop). Donc g(x)=(x−3)2−9+5=(x−3)2−4g(x)=(x-3)^2-9+5=(x-3)^2-4.

2. La forme (x−3)2−4(x-3)^2-4 se lit directement : sommet (3 ;−4)(3\,;-4). Comme a=1>0a=1>0, la parabole est tournée vers le haut : gg décroît sur ]−∞;3]]-\infty;3], croît sur [3;+∞[[3;+\infty[, avec un minimum −4-4 en x=3x=3.

3. La forme canonique évite le discriminant : g(x)=0  ⟺  (x−3)2=4  ⟺  x−3=±2  ⟺  x=1g(x)=0\iff(x-3)^2=4\iff x-3=\pm2\iff x=1 ou x=5x=5.

Le réflexe à retenir

La forme canonique a(x−α)2+βa(x-\alpha)^2+\beta donne gratuitement le sommet (α ;β)(\alpha\,;\beta), le sens de variation (selon le signe de aa) et permet de résoudre sans discriminant. On l'obtient en complétant le carré.