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Dénombrement — principe multiplicatif, arrangements, combinaisons

Deux exercices type : compter avec le principe multiplicatif et les p-listes, puis distinguer arrangements (l'ordre compte) et combinaisons (l'ordre ne compte pas).

2 exercices corrigés

Exercice 1 — Principe multiplicatif et p-listes

La première question à se poser en dénombrement : y a-t-il ordre ? y a-t-il répétition ? Quand on fait une succession de choix indépendants, on multiplie les possibilités. Choisir pp éléments parmi nn avec ordre et avec répétition donne npn^p (pp-listes).
  1. Un menu propose 22 entrées, 33 plats et 44 desserts. Combien de menus (une entrée, un plat, un dessert) peut-on composer ?
  2. Quatre personnes indiquent chacune leur mois de naissance. Combien de résultats différents sont possibles ?
  3. Une plaque est formée de 22 lettres, puis 33 chiffres, puis 22 lettres (répétitions autorisées). Combien de plaques commencent par la lettre A ?
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1. Trois choix successifs et indépendants : 22, puis 33, puis 44 possibilités. Le principe multiplicatif donne 2×3×4=242\times3\times4=24 menus.

2. Chaque personne a 1212 choix, et ces choix se répètent (deux personnes peuvent naître le même mois) : c'est une **44-liste** sur 1212 éléments, soit 124=20 73612^4=20\,736 résultats.

3. La plaque a 77 positions : L L C C C L L. On compte position par position : 1re lettre imposée (A) → 11 choix ; 2e lettre → 2626 ; chaque chiffre → 1010 (soit 10310^3) ; chacune des deux dernières lettres → 2626 (soit 26226^2). On multiplie : 1×26×103×262=263×103=17 576 0001\times26\times10^3\times26^2=26^3\times10^3=17\,576\,000.

Le réflexe à retenir

Avant de compter, tranche deux questions : l'ordre compte-t-il ? la répétition est-elle possible ? Une succession de choix indépendants se multiplie ; avec ordre + répétition, pp choix parmi nn donnent npn^p. Compte position par position, en traitant à part les positions imposées.

Exercice 2 — Arrangements et combinaisons

Sans répétition, tout dépend encore de l'ordre. Avec ordre : un arrangement Anp=n(n−1)⋯(n−p+1)A_n^p=n(n-1)\cdots(n-p+1). Sans ordre : une combinaison (np)=Anpp!\dbinom{n}{p}=\dfrac{A_n^p}{p!} — on divise par p!p! pour ne plus compter les ordres d'un même groupe.
  1. Une urne contient 1212 boules distinctes (A à L). On tire 55 boules successivement sans remise. Combien de « mots » de 55 lettres peut-on former ?
  2. Quinze candidats disputent une finale ; seuls les 33 premiers sont classés (or, argent, bronze).
    1. Combien de classements des trois premiers sont possibles ?
    2. Si un candidat est assuré de finir deuxième, combien de classements restent possibles ?
  3. Parmi ces 1515 candidats, on choisit un jury de 33 personnes (sans rôle distinct). Combien de jurys possibles ?
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1. Un « mot » : l'ordre compte ; sans remise : pas de répétition. C'est un arrangement de 55 parmi 1212 : A125=12×11×10×9×8=95 040A_{12}^5=12\times11\times10\times9\times8=95\,040.

2. a. Or, argent, bronze sont des rôles distincts : l'ordre compte, sans répétition. A153=15×14×13=2 730A_{15}^3=15\times14\times13=2\,730 classements.

2. b. La 2e place est fixée ; il reste à répartir la 1re et la 3e place parmi les 1414 autres candidats, dans l'ordre : 14×13=18214\times13=182 classements.

3. Un jury n'a pas de rôle distinct : l'ordre ne compte pas, c'est une combinaison. (153)=15×14×133!=2 7306=455\dbinom{15}{3}=\dfrac{15\times14\times13}{3!}=\dfrac{2\,730}{6}=455 jurys. *(On retrouve A153A_{15}^3 divisé par 3!3! : les 66 classements d'un même trio ne forment qu'un seul jury.)*

Le réflexe à retenir

La distinction décisive : des rôles/positions distincts (podium, code, mots) → arrangement AnpA_n^p ; un groupe sans rôle (équipe, jury, comité) → combinaison (np)\dbinom{n}{p}. Passer de l'arrangement à la combinaison, c'est **diviser par p!p!** (le nombre d'ordres d'un même groupe).