Exercice 1 — Appliquer l'inégalité de concentration
- Une somme. sont indépendantes, de même loi, d'espérance et de variance ; on pose . Démontrer que .
- Une moyenne. , où les sont indépendantes de loi de Bernoulli de paramètre .
- Déterminer et .
- Montrer que .
- Déterminer le plus petit entier pour lequel cette probabilité dépasse .
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1. *Commençons par les paramètres de .* Comme est une somme (et non une moyenne), on additionne : par linéarité de l'espérance, ; et comme les sont indépendantes, les variances s'additionnent aussi, .
Reconnaissons ensuite un écart à la moyenne. L'intervalle est **centré sur **, car et . Autrement dit, équivaut à : on ne parle plus d'un intervalle, mais d'un écart — le langage exact de l'inégalité.
*Appliquons l'inégalité avec .* . Puis passons au complémentaire, car on veut la probabilité de rester proche : . Comme , l'inégalité demandée est démontrée.
2. a. Chaque suit une loi de Bernoulli de paramètre , donc et . Ici est une moyenne : l'espérance ne bouge pas, , mais la variance est **divisée par ** (c'est tout l'intérêt de moyenner), .
2. b. Même trajet qu'en 1. L'intervalle est centré sur , donc : marge . L'inégalité donne . En passant au complémentaire : .
2. c. On cherche le plus petit garantissant une probabilité . Il suffit que le minorant dépasse (si la borne inférieure dépasse , la probabilité aussi) : on résout , soit , d'où . Comme est entier, le plus petit convenable est .
Le réflexe à retenir
Le trajet est toujours le même : (1) calculer et — attention, pour une somme on additionne les variances (si indépendance), pour une moyenne on divise la variance par ; (2) réécrire l'intervalle centré sur l'espérance en écart à la moyenne ; (3) appliquer Bienaymé-Tchebychev ; (4) passer au complémentaire pour minorer la probabilité de rester proche. Pour un « plus petit », on impose la condition au minorant.